Ballonnements, seins sensibles, fatigue, irritabilité, fringales, maux de tête, troubles du sommeil… Les jours qui précèdent les règles peuvent être difficiles à vivre pour certaines femmes.
Le syndrome prémenstruel (SPM) désigne un ensemble de symptômes physiques et émotionnels qui apparaissent généralement dans les jours précédant les règles et s'atténuent avec leur arrivée ou peu après.
S'il est fréquent, le SPM n'a pas la même intensité chez toutes les femmes. Lorsque les symptômes deviennent importants ou perturbent la vie quotidienne, il est intéressant de chercher à mieux comprendre ce qui se passe au cours du cycle et d'identifier les leviers qui peuvent contribuer à améliorer le confort.
En naturopathie, je m'intéresse notamment à l'alimentation, au mode de vie, à la gestion du stress et, lorsque cela est pertinent, à la phytothérapie et à la micronutrition, toujours dans une approche personnalisée.
Le syndrome prémenstruel correspond à un ensemble de symptômes qui surviennent de façon cyclique, principalement durant la phase qui précède les règles.
Les manifestations peuvent être très différentes d'une femme à l'autre.
Les symptômes physiques du SPM
Parmi les symptômes fréquemment rapportés, on retrouve notamment :
seins sensibles ou douloureux ;
ballonnements et sensation de ventre gonflé ;
fatigue ;
maux de tête ;
modifications de l'appétit et envies alimentaires ;
rétention d'eau ;
troubles digestifs ;
troubles du sommeil.
Le SPM peut également s'accompagner de manifestations psychiques ou émotionnelles :
irritabilité ;
changements d'humeur ;
hypersensibilité ;
anxiété ;
difficultés de concentration ;
baisse de motivation ;
sentiment de fatigue ou de tension plus important.
L'un des éléments caractéristiques du SPM est son caractère cyclique : les symptômes reviennent d'un cycle à l'autre, avec une période où ils apparaissent puis une amélioration après le début des règles.
Le cycle menstruel est rythmé par des variations hormonales importantes. Après l'ovulation, au cours de la phase lutéale, les niveaux de certaines hormones évoluent progressivement jusqu'à l'arrivée des règles.
Certaines femmes semblent être particulièrement sensibles à ces variations hormonales.
Le SPM ne s'explique donc pas simplement par « un déséquilibre hormonal ». La manière dont l'organisme répond aux fluctuations hormonales semble également jouer un rôle.
D'autres facteurs peuvent par ailleurs influencer l'intensité des symptômes : sommeil insuffisant, stress important, alimentation déséquilibrée, sédentarité ou encore certains facteurs liés au mode de vie.
C'est pourquoi il est souvent plus intéressant de considérer l'ensemble du terrain et des habitudes de vie, plutôt que de chercher une cause unique.
Il n'existe pas une seule cause du syndrome prémenstruel. En revanche, certains facteurs peuvent contribuer à accentuer certains symptômes.
L'alimentation
Une alimentation peu équilibrée, très riche en produits ultra-transformés ou pauvre en aliments apportant suffisamment de fibres, de protéines, de vitamines et de minéraux peut avoir un impact sur le bien-être général.
À l'inverse, une alimentation variée et suffisamment nourrissante constitue une bonne base pour accompagner l'organisme tout au long du cycle.
Le stress
Le stress chronique peut influencer de nombreux mécanismes physiologiques et avoir des répercussions sur le sommeil, la digestion, l'énergie ou encore la perception des symptômes.
Apprendre à mieux identifier ses périodes de stress et intégrer des temps de récupération peut donc faire partie d'une démarche globale.
Le sommeil
Un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité peut amplifier la fatigue, l'irritabilité et les difficultés de concentration.
Avant de chercher des solutions complexes, il est souvent utile de revenir aux fondamentaux : horaires réguliers, temps de sommeil suffisant, exposition à la lumière naturelle en journée et réduction des sollicitations en soirée.
L'activité physique
Une activité physique régulière et adaptée peut contribuer au bien-être général et peut également être intéressante dans l'accompagnement de certains symptômes prémenstruels.
L'objectif n'est pas nécessairement de pratiquer une activité intense, mais de trouver un mouvement qui soit adapté à son niveau d'énergie et à son quotidien.
Il n'existe pas de solution universelle pour soulager le syndrome prémenstruel. L'approche peut être différente selon les symptômes, le cycle, le mode de vie et le contexte de chaque femme.
1. Faire de l'alimentation une base
Quelques principes simples peuvent constituer une première étape :
privilégier une alimentation variée et peu transformée ;
veiller à un apport suffisant en protéines ;
augmenter la place des légumes, fruits et légumineuses selon sa tolérance digestive ;
privilégier des sources de bonnes graisses, notamment les poissons gras, les noix et certaines huiles végétales ;
limiter les excès de produits très sucrés ;
observer sa consommation de caféine et d'alcool si ceux-ci semblent majorer certains symptômes ;
maintenir une hydratation suffisante.
L'objectif n'est pas de mettre en place un régime strict, mais plutôt de construire une alimentation suffisamment nutritive et adaptée à ses besoins.
2. Prendre en compte le rythme du cycle
Le fait d'observer son cycle peut apporter beaucoup d'informations.
Pendant quelques cycles, il peut être intéressant de noter :
la date des règles ;
les symptômes physiques ;
l'humeur ;
le niveau d'énergie ;
le sommeil ;
l'appétit ;
les éventuelles douleurs ;
les événements particulièrement stressants.
Ce suivi permet de repérer d'éventuels schémas et de mieux comprendre son propre fonctionnement.
3. Ne pas négliger le repos et la récupération
Lorsque les symptômes apparaissent régulièrement avant les règles, il peut être pertinent d'anticiper cette période.
Adapter son rythme lorsque cela est possible, préserver son sommeil et s'accorder davantage de récupération peuvent contribuer à mieux vivre cette phase du cycle.
4. La phytothérapie et la micronutrition : une approche personnalisée
Certaines plantes et certains micronutriments sont étudiés dans le cadre de l'accompagnement des symptômes prémenstruels.
Cependant, « naturel » ne signifie pas automatiquement « sans risque ».
Le choix d'une plante ou d'un complément doit tenir compte du contexte individuel, des traitements éventuels, des antécédents et des besoins de la personne.
Dans ma pratique de naturopathe, je peux notamment m'appuyer sur la phytothérapie, la nutrition et la micronutritionpour construire un accompagnement personnalisé, en complément d'un suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire.
Il est important de ne pas banaliser des symptômes qui deviennent réellement invalidants.
Si les manifestations sont très intenses, ont un impact important sur la vie professionnelle, sociale ou personnelle, ou s'accompagnent notamment d'une souffrance psychique importante, une consultation médicale est nécessaire.
Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) constitue notamment une forme sévère de trouble prémenstruel, avec une forte composante émotionnelle et comportementale.
Par ailleurs, des douleurs pelviennes importantes, des règles particulièrement douloureuses ou abondantes, des troubles du cycle ou des symptômes inhabituels méritent également un avis médical afin de rechercher une éventuelle cause sous-jacente.
La naturopathie ne remplace pas un diagnostic ou un traitement médical. Elle peut, lorsque cela est approprié, s'inscrire dans une démarche complémentaire visant à améliorer l'hygiène de vie et le bien-être.
Chaque femme et chaque cycle sont différents. Plutôt que de chercher à appliquer une solution identique à toutes, je préfère comprendre le contexte dans lequel les symptômes apparaissent.
Lors d'un accompagnement, nous pouvons notamment nous intéresser à :
votre cycle et ses caractéristiques ;
votre alimentation ;
votre digestion ;
votre sommeil ;
votre niveau de stress ;
votre énergie ;
votre activité physique ;
vos habitudes de vie ;
les symptômes que vous observez avant et pendant vos règles.
Je peux ensuite vous proposer des pistes personnalisées autour de la nutrition, de la phytothérapie et de la micronutrition, en fonction de vos besoins et de votre situation.
L'objectif n'est pas de « lutter contre » son cycle, mais de mieux comprendre son fonctionnement et de mettre en place des habitudes qui peuvent contribuer à un meilleur confort au quotidien.
Le syndrome prémenstruel peut prendre des formes très différentes d'une femme à l'autre. Fatigue, ballonnements, seins sensibles, irritabilité ou changements d'humeur ne doivent pas nécessairement être considérés comme une fatalité.
Observer son cycle, prendre soin de son alimentation, préserver son sommeil, intégrer davantage de récupération et bénéficier d'un accompagnement personnalisé peuvent constituer des pistes intéressantes.
Si vos symptômes sont importants ou vous préoccupent, n'hésitez pas à en parler à un professionnel de santé afin d'écarter notamment une cause médicale.
Je propose des accompagnements en naturopathie au féminin, en visioconférence partout en France et à domicile sur Bordeaux, notamment autour des cycles, du SPM, de la fertilité, de la périménopause et de la ménopause.